De Saint-Joseph des Nations à Saint-Germain de Charonne…

En ce début d’année pastorale, plusieurs prêtres de Paris ont reçu de nouvelles missions. Comme
beaucoup de personnes qui changent d’activité ou de lieu de vie, ils ont connu des changements :
déménagement, changement de quartier, de paroisse, etc.
Certains d’entre vous m’ont demandé d’où je venais. De Saint-Joseph-des-Nations à Saint
Germain-de-Charonne, ce n’est, pourrait-on dire, qu’un saut de chat ! Je reste ainsi dans le
prolongement des réalités de notre Église et de notre ville de Paris, dans ce qu’elle a de plus beau
sur son versant « Est ». Je découvre un quartier emblématique, autrefois connu sous le nom de «
village de Charonne », avec son histoire et ses charmes.
Dimanche dernier, j’ai présidé ma première messe d’action de grâce au milieu de vous et avec vous.
J’ai été touché par votre enthousiasme, votre accueil si chaleureux et votre fraternité. Cela m’a
beaucoup encouragé, motivé et rendu heureux.
Je me suis alors rappelé ces paroles du Seigneur : « Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom,
des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le
centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. » (Mt 19, 29). Oui, le Seigneur m’a donné une nouvelle
famille, des frères et des sœurs. Vous êtes ma famille, vous êtes mes frères, mes sœurs et mes
amis. En me projetant un peu dans l’avenir, je me vois déjà heureux à vos côtés, cheminant
ensemble à la suite du Christ. C’est pourquoi je vous dis un grand MERCI pour votre accueil et pour
votre élan missionnaire.
Dans l’Évangile de ce 24ᵉ dimanche du temps ordinaire, Pierre demande à Jésus : « Combien de fois
dois-je pardonner ? » La réponse de Jésus est un appel à une miséricorde et à un pardon toujours
plus grand. Il nous invite à pardonner sans cesse et à être miséricordieux comme Dieu lui-même
est miséricordieux.
En ce début d’année pastorale, que le Seigneur nous aide à être compatissants et patients les uns
envers les autres, comme le Père est compatissant et patient envers nous.
Souvenons-nous aussi que, si nous voulons recevoir le pardon de Dieu, nous devons nous-mêmes
pardonner aux autres. Jésus nous le rappelle clairement : « Ainsi, mon Père du ciel vous traitera, si
chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » (Mt 18, 35) Amen !
Père Gustave Lusasi