Saint Jean, dans son évangile, insiste beaucoup sur les « signes » opérés par Jésus. Aujourd’hui, en voici un des plus éclatants : un mort qui revient à la vie après quatre jours passés au tombeau. Qui donc peut réaliser de tels prodiges ? Jésus ne serait-il pas le Messie attendu par tous ? C’est exactement la question que posait déjà la Samaritaine, il y a deux semaines : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait : ne serait-il pas le Christ ? »
Tous les signes accomplis par Jésus – à commencer par le premier d’entre eux, celui de Cana – témoignent qu’il est le Messie annoncé par les Prophètes. Si nous repensons à chacun des évangiles de ce carême, on se rappelle que la Transfiguration était le signe de la divinité de Jésus ; la Samaritaine nous annonce que Jésus nous libère du péché et fait de nous ses témoins ; en guérissant l’aveugle-né avec de la boue et de l’eau, nous comprenons qu’il fait de nous une création nouvelle. Aujourd’hui, avec Lazare revenu à la vie, Jésus manifeste que le pouvoir du Diable et de la mort lui sont soumis, comme une annonce du signe par excellence : sa mort et sa résurrection qui nous libèrent du péché et nous rouvrent le Ciel.
Mais encore faut-il accueillir ces signes. Car ils nous sont donnés pour susciter la foi, produire en nous des fruits de conversion en vue de notre salut. C’est précisément ce que nous écrit saint Jean dans son évangile : « Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. » (Jn 20, 30-31).
père Yannick SOUFFLET +

