Sans doute aurez-vous remarqué moins de monde à la messe ce dimanche. Il est vrai que c’est le début des vacances, mais c’est aussi le temps de notre pèlerinage paroissial annuel. Nous sommes ainsi une bonne soixantaine à être partis pour Lisieux sur les traces de sainte Thérèse. Nous emmenons vos intentions, en particulier celles que vous avez déposées dimanche dernier, et nous les déposerons à la basilique, auprès des reliques de Thérèse pour qu’elle les présente elle-même au Seigneur.
Certes, on connaît tous plus ou moins la « sainte de Lisieux », et l’on pourrait se dire : je connais déjà, que vais-je donc pouvoir découvrir encore au-delà de la visite de la maison des Buissonnets et de la chapelle du Carmel ? Et puis son message n’est-il pas trop « fleur bleue » ?
En réalité les saints peuvent être pour nous des maîtres en spiritualité et en sainteté, car ils nous transmettent ce qu’ils ont vécu de leur relation féconde avec Dieu. Il nous suffit de nous mettre à leur école, non pas en les imitant (chacun est unique) mais en les écoutant nous parler de Dieu et de ce qu’il a fait pour eux. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus nous offre précisément le témoignage d’une vie ordinaire mais toute tournée vers Dieu : pour être saint, il n’est pas nécessaire de faire des choses extraordinaires, seulement des choses ordinaires faites par Amour (Charité). C’est ce qu’elle écrit à sa sœur Léonie : « Tout est si grand en religion… ramasser une épingle par amour peut convertir une âme. Quel mystère !… Ah ! c’est Jésus qui peut seul donner un tel prix à nos actions, aimons-le donc de toutes nos forces… » Voilà son secret. Voilà ce que nous découvrons à Lisieux et que nous pourrons à notre tour mettre en œuvre dans notre propre vie pour devenir saints à notre tour : c’est là notre vocation de baptisés.
Père Yannick Soufflet

