LE TEMPS LITURGIQUE

Depuis le lendemain de la célébration du baptême du Seigneur, jusqu’au mercredi des Cendres, l’Église retrouve, le temps liturgique ordinaire. Ce temps ordinaire s’étire sur trois années. On parle du temps ordinaire A, du temps ordinaire B et du temps ordinaire C. Nous sommes présentement au début du temps ordinaire A. Dans la semaine, l’évangile est le même, mais les lectures varient selon qu’il s’agit d’une année paire ou impaire.

Cette appellation de temps ordinaire peut paraître trompeuse. Elle pourrait laisser entendre qu’il existe des temps essentiels comme Noel et Pâques et un temps de moindre importance qu’on pourrait passer au second plan. Or ce qui a été premier dans le développement du temps liturgique, ce n’est ni Noël, ni Pâques. C’est le dimanche, jour du Seigneur, c’est-à-dire, le jour où l’on célèbre le Christ ressuscité vainqueur de la mort et porteur de l’espérance des peuples.

En ce début de l’année liturgique A, quand Jean Baptiste dit qu’il ne le connaît pas, il veut nous parler de son mystère. Il découvre en Lui « l’agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde». Il le découvre ainsi sous un autre jour ; en lui « tout est accompli », la promesse d’Isaïe, notre espérance et notre salut. Le Christ continue à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos peines.

père Placide Aimé+