SOIF

« Donne-moi à boire » dit le Christ à la Samaritaine.

Une soif physique mais pas pour autant superficielle puisqu’elle révèle une nécessité : celle que l’on éprouve dans les pays plus désertiques que le notre, comme la Terre Sainte ; celle des 40 jours puis 40 ans dans le désert ; celle que nous pouvons vivre physiquement pendant notre carême… tout comme la faim venue du manque de nourriture pour notre estomac, pour nos sens ou encore pour notre esprit !

Cette soif vient creuser en nous, comme en la femme de l’Évangile, l’attente d’une réponse, l’attente du pauvre que nous sommes tous au fond et que Jésus lui-même, Lui qui « est », accepte de rejoindre, de devenir.

Cette soif, il nous faut encore et encore l’accueillir, l’accepter non pour se complaire dans l’oppression mais pour entrer dans l’œuvre de libération divine.

Le manque et la pauvreté reconnus deviennent alors pour nous, en nous, l’occasion d’une disponibilité nouvelle à notre condition, à nos relations avec le monde… et d’une ouverture à Celui qui ne cesse de vouloir nous donner tant… en nous appelant encore et encore personnellement : « j’ai soif ! »

père Ollivier +